





le 4 décembre, 2X3 bougies (3 bleues, 3 roses, que je suis conventionnelle!!!) sur un quatre quarts aux pralines roses
Les bougies ont été soufflées le lendemain de l'anniversaire. Je crois que ça ne les a pas trop perturbés. Moi si!
J'ai l'impression constante de me laisser déborder, de ne pas faire grand chose mais de ne pas avoir assez de temps, de ne pas avoir assez d'envie. L'ennui m'envahit. Lucile et Thomas aspirent toute mon énergie et chaque minute de la journée. Corvées et obligations se faufilent au milieu des jeux, des consolations, des recommandations, des disputes et des cris. Peu de place pour les grands. Et pourtant je sais que je devrais souvent être un peu plus là pour eux, être là pour contrôler, pour affirmer (affiner?) les limites, accompagner. Et puis j'ai besoin de prendre du temps pour moi. Cet espace est le mien, cet espace virtuel mais aussi ce petit bureau, cet ordi sur lequel j'aime à bidouiller mes photos, à composer albums, cartes ou calendriers et puis, tout le temps, garder contact avec ceux qui sont loin.
Sur mon clavier je tape les souvenirs... mais je les choisis trop! J'édulcore, je censure!! Je veux oublier tous ces moments où je n'y arrive pas. Hier matin par exemple. Réveillés bien trop tôt par la toux et le départ avancé de G. (alors que j'aurais pu dormir un peu plus longtemps...), disputes et colères se sont succédé toute la matinée. Pourtant j'ai joué avec eux, on a fait la crèche, on a lu... mais ça n'allait jamais et impossible de raisonner celui qui commençait à taper, lancer, crier... Il a fallu avancer la sieste, porter Thomas hurlant dans son lit, le coucher de force et le calme est tombé... enfin. Au "hurlomètre", Lucile est championne en fréquence, un exercice quotidien, une belle régularité! Mais en intensité, Thomas tient le record et quand il donne de la voix, la miss, elle, devient toute douce, tout miel... Quand je n'y arrive pas, je pense à ces gens qui ne haussent jamais le ton et ne lèvent jamais la main, que dis-je, un doigt. Je les admire... même si, au fond, je n'y crois pas vraiment. J'aimerais tellement ne jamais crier, ne jamais me dire que c'est si bien quand je suis seule...
Là je suis seule. Je parle d'eux, je vais plier leur linge, préparer leur repas (enfin le mien aussi!), ranger leur chambre. Mais pendant la sieste ce sera bouquin ou série débile en streaming!!!